Quel pays est le plus grand producteur de diamant?

Le diamant :

Le diamant est un minéral composé de carbone pur cristallisé, dont la dureté est à indice 10 dans l’échelle de dureté qui va de 1 à 10 Mohs; il a des propriétés physiques qui se retrouvent parmi les plus élevées de toutes les pierres utilisées en joaillerie. Cette dureté peut être considérée comme une fragilité du diamant. En effet, de règle générale, la résistance aux chocs mécaniques est inversement proportionnelle à la dureté de la pierre. De façon concrète, plus une pierre gemme a une dureté élevée, plus elle est fragile au choc. Néanmoins, malgré sa fragilité face aux chocs, il possède aussi une très forte élasticité qui fait qu’il rebondisse telle une balle quand il se heurte à une surface dure. Mais même si un seul choc ne suffit pas pour briser le diamant, à répétitions, cela peut conduire à cette éventualité.

Ce minéral est la pierre précieuse dont la composition est la plus simple, contenant parfois des traces d’azote qui ne vont pas au-delà de 0,20% et une très petite proportion d’éléments étrangers. Il a une densité moyenne de 3,52, la densité d’une pierre étant le rapport de son poids à celui de son volume d’eau.

La formation :

La formation du diamant est rendue possible lorsque le carbone se trouve dans des conditions de température et de pression très élevées ; avec une température allant de 1 100 °C à 1 400 °C et une pression qui est de 4,5 GPa à 6 GPa, correspondant à des profondeurs d’environ 150 à 1 000 km dans le manteau terrestre. La précision vient ensuite de l’analyse d’inclusions minérales et gazeuses comme l’azote et les éléments décrits pus haut. En général, la majorité des diamants cristallise entre 150 et 200 km de profondeur dans le manteau terrestre.

Se cristallisant dans le système cubique, le diamant a de nombreuses formes cristallines dont, entre autres, l’octaèdre, le dodécaèdre, le cube ainsi que le rhombododécaèdre, les trois premiers étant les principales formes du diamant brut. Des formes cristallines particulières appelées « les formes maclées » dont les angles sont souvent rentrants peuvent aussi se rencontrer. Il s’agit de deux ou plusieurs cristaux qui se sont réunis et se sont accolés qui s’interpénètrent. Uniquement utilisées dans l’industrie et non en joaillerie, il y a d’autres formes cristallines du diamant comme par exemples le carbonado et le bort.

Même si la plupart des diamants naturels sont composés de carbone qui se trouvait dans le manteau depuis la formation de la Terre, certains sont constitués de carbone organique, provenant d’organismes comme les algues, qui a été enfoui jusqu’au manteau terrestre par le mouvement des plaques tectoniques, dans les zones de subduction.

La production :

Grâce à ses sources et références (USGS (US Geological Survey) et ABARE (Australian Bureau of Resource and Agricultural Economics)), le site d’informations sur le diamant, www.diamants-infos.com, affirme qu’en 2008, la production mondiale de diamants bruts était de 87 037 000 carats (55%) pour les diamants gemme et de 71 841 000 carats (45%) pour les diamants industriels, portant le tout à 158 878 000 carats. En 2008, les quatre principaux producteurs de diamants gemme sont le Botswana, la Russie, le Canada et l’Angola.

Botswana : 25 000 000 carats

Russie : 21 925 000 carats

Canada : 14 803 000 carats

Angola : 8 100 000 carats

Egalement en 2008, les quatre principaux producteurs de diamants industriels sont la République démocratique du Congo, l’Australie, la Russie et le Botswana.

République démocratique du Congo : 21 600 000 carats

Australie : 15 400 000 carats

Russie : 15 000 000 carats

Botswana : 8 000 000 carats

Un travail fastidieux et coûteux :

De sa formation jusqu’à sa vente, le diamant poursuit une longue étape qui, à partir de l’extraction, détermine son prix qui n’est pas donné à tout le commun des mortels.

La remontée en surface se fait lors d’éruptions volcaniques très puissantes ayant occasionné la formation de brèches volcaniques, constituées de débris de roches à l’origine très profondes. C’est ainsi que le diamant est en inclusion dans les roches appelées kimberlites mais il peut aussi, par la suite, être transporté par l’érosion et se retrouver incorporé dans des sédiments alluviaux.

Le processus d’extraction du diamant est très diversifié, dépendant de la région dans laquelle il est exploité. Toutefois, les opérations sont généralement divisées en trois parties :

L’élimination des éléments stériles (terre et pierre qui couvrent le sable diamantifère) ;

L’extraction ;

Le lavage.

L’élément déterminant dans le prix du diamant réside dans le coût de l’exploitation des mines où seules les entreprises peuvent se permettre d’investir. En effet, de dix tonnes de minerai sera extrait seulement un carat de diamant et des kilomètres carrés de terrain excavés, on n’obtient qu’une gemme de taille appréciable. Viennent s’ajouter à cela la rareté du diamant, la difficulté de le tailler, sans oublier son inaltérabilité.

Le concurrent direct du diamant :

Dans les hautes sphères de la connaissance, on attribue à deux hommes la « percée du secret » du diamant. En effet, Antoine Lavoisier est le premier à découvrir, en 1793, que le diamant est du carbone pur et en 1797, Smithson Tennant a découvert que le diamant est une forme cristalline du carbone. Les expériences tentées pour produire du diamant synthétique commencent avec James Ballantyne Hannay en 1880 et Henri Moissan en 1893 et se poursuivent avec Otto Ruff en 1917 et Willard Hersey en 1926. Quoique considérées comme débuts hésitants de la synthèse du diamant, ces expériences ont ouvert la voie à la première véritable synthèse qui a lieu dans les années 1950.

En 1954, General Electric publie les résultats de son opération dans le magazine Nature. La technique, gardée secrète, a été conçue par Baltzar von Platen et le jeune ingénieur Anders Kämpe lors du projet QUINTUS de l’entreprise d’électricité ASEA le 16 février 1953 à Stockholm, en Suède. C’est la date officielle de la naissance du premier diamant synthétique.

De Beers ainsi que les Russes et les Chinois commencent aussi à fabriquer des diamants synthétiques pour l’industrie à la fin des années 1950 ce qui a comme conséquence directe la chute de la valeur des diamants naturels destinés à l’industrie.

Mais le diamant synthèse concurrence aussi le diamant utilisé en joaillerie en faisant ses premiers pas dans ce domaine vers le milieu des années 1990. En 2006, le marché est dominé par Gemesis (basée à Sarasota en Floride) et Apollo Diamonds (basée à Boston dans le Massachusetts).

En janvier 2006, les diamants synthétiques se vendent à des prix de 10% à 50% inférieurs à ceux des diamants naturels. Leur production annuelle était de l’ordre de 3 milliards de carats (600 tonnes) correspondant à un montant d’un milliard de dollars contre 130 millions de carats (26 tonnes) pour le diamant extrait des mines.

Une avancée atypique :

Saviez-vous qu’il est possible de façonner un diamant à partir des cendres des êtres qui vous étaient chers ? Ce procédé a vu le jour aux Etats-Unis qui ont étalement été les premiers à le mettre en marché. Pour ce faire, on prélève le carbone pur des cendres après la crémation à l’aide d’une presse à diamants qui a spécialement été développée. En quelques mois, un diamant va se former à partir du carbone pur…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *