Quelle est la prison la plus dangereuse au monde?

Quelle est la prison la plus dangereuse au monde?Certaines personnes se gardent de perpétrer de mauvaises actions car ils croient en un Être Supérieur qui leur réserve un jugement dernier pour chacun de leurs actes sur terre. D’autres, préfèrent rester dans le droit chemin pour éviter les mauvaises surprises. D’ailleurs, il peut même arriver qu’une personne innocente se retrouve mêlée à quelque chose de pas nette et finisse par payer pour un acte qu’elle n’a pas commis. Et pourtant, les lieux d’incarcération ne sont pas exactement les endroits les plus sûrs au monde.

Rikers Island :

Beaucoup s’accordent pour admettre que la prison new-yorkaise de Rikers Island est la plus dangereuse des Etats-Unis et certains s’aventurent même à en faire la plus dangereuse du monde.

En 2004, un jeune Français du nom de Franck Moulet a été inculpé pour « fausse alerte à la bombe » dans un avion de l’American Airlines. Cela lui a valu un « séjour » de 20 jours dans la prison de Rikers Island. Dans un entretien accordé au Monde, le 2 février 2004, il met en exergue les violences entre gangs ethniques dans la célèbre prison. Selon Franck Moulet : « Le groupe des Hispanos avait la priorité. Ils étaient constitués en gang, c’est eux qui dominaient. Entre eux, il y avait une hiérarchie. Les autres ethnies passaient après. » Pour ce jeune Français, cette épreuve traumatisante l’aura convaincu à jamais de ne plus revenir aux Etats-Unis.

Pour sa part, Christophe Rocancourt est un ex-escroc français qui a été condamné dans les années 1990 et qui a passé trois semaines à Rikers Island. Lors d’une interview accordée au Parisien, le 18 mai 2011, il a parlé de la prison de Rikers Island en ces termes : « C’est quasiment ce qu’il y a de pire », expliquant qu’il s’agit d’« un dépotoir ». Selon Christophe Rocancourt, « c’est une prison misérable, insalubre, où la drogue circule… Et puis il y a un tel débit de détenus… on est dans la survie ! ». En ce qui concerne les gardiens, Christophe Rocancourt juge qu’ils ne peuvent rien faire car la prison est « aux mains des prisonniers ».

Le centre de rétention n° 22 :

Mais il existe dans le monde des lieux d’incarcération où les conditions de détention sont encore plus redoutables et le centre de rétention n° 22, aussi connu du nom de centre de rétention de Haengyong, en Corée du Nord en fait partie. Enfermant à jamais les personnes jugées comme politiquement peu fiables et leurs familles de même, enfants compris, il s’agit d’un camp de travail pour prisonniers politiques qui est organisé comme un bagne. En effet, entouré de fils électriques et de miradors, sa surveillance est assurée par un millier de soldats, ceux-ci étant équipés d’armes automatiques et de chiens. Kwanliso n° 22 de son nom officiel, il se trouve dans la juridiction de Hoeryong, dans la province du Hamgyong du Nord.

S’étendant sur une superficie de 225 km² et contenant 50 000 prisonniers qui ne sont pas destinés à être libérés un jour, le centre de rétention comporte des camps de travail, un centre administratif, des bâtiments d’habitation pour les surveillants, des usines et un centre de torture.

Les camps de travail sont celui de Haengyon (production agricole), celui de Naksaeng, celui de Saul, celui de Jungbong (mine de charbon), celui de Kulan ainsi que celui de Namsok. A part ces camps de travail, le reste des bâtiments se trouve à Haengyong.

En 1989, après la fermeture du centre de rétention n° 12 d’Onsong, le centre de rétention n° 22 a connu une plus grande affluence et le nombre de prisonniers a encore augmenté en 1990 après la fermeture du centre de rétention n° 13 de Jongsong. En effet, les prisonniers de ces deux centres de rétention ont été transférés au centre de rétention n° 22.

Si beaucoup appréhendent les conditions de détention dans la prison de Rikers Island, celles qui prévalent dans ce genre d’endroit sont encore plus inhumaines. En effet, des témoins oculaires ont rapporté que les prisonniers, qui n’ont droit qu’à 300 g de céréales par jour, avaient à travailler du matin jusqu’au soir, de 5 h à 20 h. Après quoi, ils doivent faire leur autocritique et apprendre la propagande par cœur. Et si jamais le travail devait être mal fait ou non accompli, ils sont frappés. De plus, les tortures ne manquent pas quand les prisonniers font preuve de manquement aux règles.

Dans ces conditions, qui sont fortement critiquées par les organisations qui combattent pour les droits de l’Homme, et probablement d’autres qui n’ont pas encore été révélées au grand jour, étant donné que le respect des droits de l’Homme dans ce pays ne peut être vérifié sur place à cause de son important isolationnisme, 1 500 à 2 000 personnes sont estimées mortes de faim chaque année et des exécutions ont aussi régulièrement lieu.

Rapport du Comité pour les droits de l’homme en Corée du Nord de 2003 :

En 2003, le « Committee for Human Rights in North Korea a recueilli des témoignages de réfugiés Nord-Coréens et d’anciens gardes qui ont abandonné leurs camps pour d’autres activités. Ces témoignages ont été révélés au grand jour dans un rapport qui a été rendu public la même année. Dans chaque histoire, quelle que soit la situation du témoin, la cruauté est toujours présente.

Même si ces centres de rétention sont généralement des camps de travail pour prisonniers politiques, les personnes qui y sont incarcérées le sont pour des raisons très variées. C’est ainsi qu’une personne peut être condamnée pour avoir chanté une chanson d’origine Sud-Coréenne.

En premier lieu, elle est emmenée dans une prison de l’Agence de Sécurité du Peuple pour être torturée afin d’obtenir des aveux. On lui fait ensuite un procès à la va-vite avant de l’envoyer dans un camp. Dans certains témoignages, certaines personnes n’ont même pas été jugées qu’elles sont déjà envoyées dans un camp de rétention. Et comme la Corée du Nord pratique le principe d’eugénisme, on ne se contente pas d’envoyer cette seule personne dans un camp ; son entourage familial est également incarcéré et ce, jusqu’à trois générations.

Une fois dans le camp, les individus, qui sont maintenant des prisonniers quoi qu’ils aient fait, doivent suivre un régime de travaux forcés très rude qui s’étend du matin au soir, sept jours sur sept, et ce, sans distinction de sexes.

Pourtant, aucune des conditions matérielles et de sécurité ne prédispose ces « prisonniers » à un rythme aussi infernal. Et alors que la ration de nourriture (souvent composée de soupe et de maïs) n’est pas assez pour leur procurer de la force, ils sont battus par les gardes et voient leurs rations de nourriture diminuées en guise de punition si jamais ils devaient être lents dans leur travail. De plus, à cause de ces conditions matérielles et de sécurités très précaires, on rencontre fréquemment des accidents du travail qui sont la plupart mortels.

Toujours dans le domaine de l’alimentation, on maintient sciemment les prisonniers dans un état de famine permanent. Selon certains témoignages, avant leurs morts, certains auraient pesé moins de 30 kg. Face à ces conditions inhumaines, les prisonniers font tout ce qu’ils peuvent pour se nourrir. Lors des sorties du camp pour aller travailler, ils tentent de se nourrir d’herbe ou d’écorce d’arbre et certains capturent des rats ou des serpents, ce qui constitue une source de protéines pour eux.

Lors des manquements aux règles, à part la diminution de la ration de nourriture déjà annoncée plus haut, un prisonnier est envoyé en cellule de confinement d’une durée qui peut aller jusqu’à plusieurs jours d’affilée. Les cellules de confinement sont d’une si petite taille qu’on ne peut ni se poser par terre ni se tenir debout, ce qui entraine notamment une déformation de la colonne vertébrale ainsi qu’une mauvaise circulation du sang dans les membres, effets que certains prisonniers risquent de garder à vie.

Quant aux « fautes graves » telles les tentatives d’évasion, elles sont punies par les exécutions publiques qui varient d’un camp à un autre, les formes les plus courantes étant les fusillades et les pendaisons. Il peut arrive qu’on oblige les autres prisonniers à approcher le cadavre de celui qui a été exécuté pour le mutiler.

En Corée du Nord, on estime que les « comportements déviants » d’un individu découlent d’un mauvais patrimoine génétique. C’est ainsi que les naissances d’enfants que les autorités considèrent comme « génétiquement impurs » ne sont pas autorisées dans les camps. Dans le cas d’une femme enceinte qui a été condamnée et envoyée dans un centre de rétention, on procède à un avortement ou on provoque l’accouchement par injection avant de tuer systématiquement le nouveau-né.

C’est ainsi que des témoignages font état des natures des exécutions des nouveau-nés dans le cendre de détention au sud de Sinuiju. En effet, quatre nouveau-nés y ont été étouffés avec une serviette mouillée après l’accouchement en présence de leur mère. Egalement dans ce centre, des nouveau-nés ont été placés sans vêtements dans des boîtes en plastique en attendant qu’ils soient sans vie. Après deux jours, ceux qui ont survécu ont été exécutés par des frappes au niveau du crane.

Au camp d’Onsong, quatre nouveau-nés ont été abandonnés dans un panier en osier jusqu’à ce qu’ils meurent et au centre Nongpo à Chongjin, des nouveau-nés ont été laissés à même le sol jusqu’à leur mort. Et au bout de deux jours, ceux qui étaient encore en vie étaient étouffés sous les yeux de leurs mères.

Etre sage comme une image :

En général, pour éviter les ennuis, il suffit de se tenir tranquille et se conformer à de simples règles de société comme ne pas voler, ne pas porter la main sur quelqu’un, ainsi de suite. Mais dans un pays comme la Corée du Nord, que peut-on exactement faire sans que l’on ne soit soupçonné de crime ?

3 comments for “Quelle est la prison la plus dangereuse au monde?

  1. jay
    11 juin 2012 at 1 h 35 min

    Apres avoir lu sur cette prison je crois toujours que oak park height est la plus dangeureuse des prison des État-Unis sinon la pire prison au monde !

  2. BEUSH
    2 août 2012 at 12 h 38 min

    Moi je dirais que c’est NUUTANIA la prison la plus dangeureuse du monde des mort tout les semaine

  3. isoufou
    12 avril 2013 at 19 h 42 min

    OAK PARK HEIGHT C’EST DANS QUELLE VILLE?

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