Quel est le plus haut grade de l’Opéra de Paris?

Quel est le plus haut grade de lOpéra de Paris?Placé sous la tutelle du ministère de la Culture, l’Opéra national de Paris est un établissement public industriel et commercial français dont les missions sont de rendre accessible au plus grand nombre les œuvres du patrimoine lyrique et chorégraphique ainsi que de favoriser la création et la représentation d’œuvres contemporaines. A ce titre, l’Opéra national de Paris dispose du palais Garnier qui abrite le Ballet de l’Opéra de Paris et de l’Opéra Bastille. Par le biais de son centre de formation d’art lyrique et l’école de danse de Nanterre, l’Opéra national de Paris participe à la formation et au perfectionnement des chanteurs et des danseurs.

Les débuts de l’Opéra national de Paris :

En 1669, l’Académie royale de Musique est fondée à l’instigation de Colbert, en réponse à l’Académie royale de danse, fondée par Louis XIV en 1661 pour former les artistes et codifier l’art chorégraphique. L’Académie royale de Musique est placée sous la tutelle royale. Elle rassemble une troupe de chanteurs, le premier orchestre professionnel de France et le corps de Ballet de l’Académie royale de Danse et se voit chargée de la mission de promouvoir l’opéra français à Paris et dans les autres villes du royaume.

Néanmoins, l’institution ne reçoit pas de subventions du royaume et n’a pour ressources financières que les entrées des spectateurs qui constituent ses recettes propres. Toutefois, l’Académie royale de Musique, appelée aujourd’hui communément l’Opéra, est la seule à obtenir le privilège de représenter des pièces de théâtre en musique, ceci étant interdit à quiconque sans autorisation des détenteurs.

Pierre Perrin et Robert Cambert, avec deux associés qui ont par la suite escroqué Pierre Perrin, sont les premiers à bénéficier du privilège. Robert Cambert cède ensuite son privilège à Jean-Baptiste Lully en 1672, du fait de son emprisonnement pour dettes. Grâce aux négociations de Jean-Baptiste Lully et ses successeurs pour céder, en partie ou en totalité, le privilège à des entrepreneurs de province, Pierre Gautier fut le premier à acheter en 1684 l’autorisation d’ouvrir une académie de musique à Marseille. Il sera ensuite suivi, dans les années suivantes, par les villes de Lyon, Rouen, Lille et Bordeaux.

Après la Révolution française, l’Etat octroie une aide financière au directeur, moyennant un cahier des charges et le Roi lui accorde le privilège d’avoir le monopole de la représentation des pièces de théâtre en musique.

Les lieux de représentation :

Jusqu’à sa transformation, à la Révolution, en « théâtre des Arts » et qu’on appelle aujourd’hui l’Opéra national de Paris, l’Académie royale de Musique aura connu treize lieux de représentations durant le XVIIIe siècle. En 1875, l’institution occupe le Palais Garnier, qui est aujourd’hui dédié au Ballet de l’Opéra de Paris, puis, en 1990, l’Opéra-Bastille.

1659 : Salle d’Issy, Issy-les-Moulineaux

1671-1672 : Salle de la Bouteille, Rue Mazarine

1672-1673 : Salle du Bel-Air, Rue de Vaugirard

1673-1763 : Première salle du Palais-Royal, Palais-Royal

1764-1770 : Salle des Machines, Palais des Tuileries

1770-1781 : Deuxième salle du Palais-Royal, Palais-Royal

1781 : Salle des Menus-Plaisirs, Rue Bergère

1781-1794 : Salle de la Porte-Saint-Martin, Boulevard Saint-Martin

1794-1820 : Théâtre-National, Rue de Richelieu (actuel square Louvois)

1820 : Théâtre Louvois, Rue Louvois

1820-1821 : Salle Favart, Place Boieldieu

1821-1873 : Salle Le Peletier, Rue Le Peletier et rue Grange-Batelière

1874 : Salle Ventadour, Rue Méhul

1875 : Opéra Garnier, Place de l’Opéra

Depuis 1990 : Opéra Bastille, Place de la Bastille

Le Ballet de l’Opéra de Paris :

Alors que l’art chorégraphique était jusqu’alors dévolu au divertissement de la Cour, avec l’avènement de l’Académie royale de Musique, le Ballet disposait enfin d’une scène puisque la troupe dansait dans les intermèdes des opéras. Au XIXe siècle, le Ballet, ayant conquis son indépendance, a son propre répertoire à l’époque des grands ballets romantiques.

La hiérarchie :

A notre époque, le ballet compte cent cinquante quatre danseurs, dont dix-sept étoiles et quatorze premiers danseurs qui sont presque tous issus de l’École de danse de l’Opéra. Ces danseurs entrent par concours annuel vers l’âge de seize ans pour voir prendre fin leur carrière, au plus tard, à quarante-deux ans.

La hiérarchie, immuable, fixée par le Ballet de l’Opéra est comme suit, de l’entrée dans le corps de ballet à la consécration :

5e échelon : quadrille

4e échelon : coryphée

3e échelon : sujet

2e échelon : premier danseur

1er échelon : étoile

Après avoir réussi le concours national, les danseurs forment le corps de ballet, de l’échelon 5 à l’échelon 3. Variant en fonction du nombre de places disponibles, des postes sont mis au concours interne chaque année pour la promotion au grade supérieur. Le jury est composé de membres de la direction de l’Opéra et de danseurs et personnalités extérieurs du monde de la danse.

Quant à la nomination d’un premier danseur au titre d’étoile, elle se fait sur la décision du directeur de l’Opéra National de Paris sur proposition du directeur de la danse après une représentation qui, depuis 2004, se fait devant le public, rideau levé.

Le titre suprême :

Le terme « sujet étoile » est apparu en 1895 et se répand au début du XXe siècle pour finir par désigner, le plus haut grade de la hiérarchie des compagnies de danse.

En 1940, Lycette Darsonval et Solange Schwartz sont les premières danseuses à recevoir officiellement le titre d’étoiles, suivies en 1941, par Serge Peretti, le premier danseur à le recevoir.

Voici la liste des étoiles actuelles de l’Opéra de Paris, dans l’ordre chronologique de leur nomination :

Danseuses :

Agnès Letestu : nommée étoile le 31 octobre 1997 à l’issue d’une représentation du Lac des cygnes

Aurélie Dupont : nommée étoile le 31 décembre 1998 à l’issue d’une représentation de Don Quichotte

Laetitia Pujol : nommée étoile le 2 mai 2002 à l’issue d’une représentation de Don Quichotte

Clairemarie Osta : nommée étoile le 29 décembre 2002 à l’issue d’une représentation de Paquita

Marie-Agnès Gillot : nommée étoile le 18 mars 2004 à l’issue d’une représentation de Signes

Delphine Moussin : nommée étoile le 3 mai 2005 à l’issue d’une représentation de Cendrillon

Émilie Cozette : nommée étoile le 5 mai 2007 à l’issue d’une représentation de Cendrillon

Dorothée Gilbert : nommée étoile le 19 novembre 2007 à l’issue d’une représentation de Casse-Noisette

Isabelle Ciaravola : nommée étoile le 16 avril 2009 à l’issue de la première représentation d’Onéguine (entrée au répertoire)

Danseurs :

Nicolas Le Riche : nommé étoile le 22 juillet 1993 à l’issue d’une représentation de Giselle

José Martinez : nommé étoile le 31 mai 1997 à l’issue d’une représentation de La Sylphide

Mathieu Ganio : nommé étoile le 20 mai 2004 à l’issue d’une représentation de Don Quichotte

Benjamin Pech : nommé étoile le 22 septembre 2005 à l’issue d’une représentation de Giselle

Hervé Moreau : nommé étoile le 3 mars 2006 à l’issue d’une représentation de La Bayadère

Jérémie Bélingard : nommé étoile le 28 mars 2007 à l’issue d’une représentation de Don Quichotte

Mathias Heymann : nommé étoile le 16 avril 2009 à l’issue de la première représentation d’Onéguine (entrée au répertoire)

Karl Paquette : nommé étoile le 31 décembre 2009 à l’issue d’une représentation de Casse-Noisette

Stéphane Bullion : nommé étoile le 2 juin 2010 à l’issue d’une représentation de La Bayadère

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