Quel est l’animal qui vit le plus longtemps?

Quel est lanimal qui vit le plus longtemps?La longévité d’un être vivant correspond à la durée de vie maximale d’un individu d’une espèce. Elle n’est pas à confondre avec l’espérance de vie, cette dernière étant la durée de vie moyenne des individus d’une espèce. Autrefois, la longévité de l’espèce humaine était située aux environs de 100 ans. Actuellement, le record qui puisse être prouvé par des actes d’état civil demeure celui de Jeanne Calment, une Française née le 21 février 1875 et morte le 4 août 1997. Jeanne Calment a été doyenne des Français à partir du 20 juin 1986 et doyenne de l’Humanité à partir du 17 septembre 1989 jusqu’à sa mort où elle avait 122 ans, 5 mois et 14 jours. En tout, elle a vécu 44 724 jours. Il est évident que ces chiffres sont impressionnants pour un humain. Toutefois, nous allons voir par la suite, qu’ils sont moindres par rapport à certains chiffres qui sont relatifs à ces animaux qui vont nous être présentés.

Le Panopea abrupta :

On l’appelle aussi Panopea generosa, Panope du Pacifique ou encore Palourde Royale. Il s’agit d’un mollusque bivalve marin qui vit enfoui dans le sable. Ayant une coquille pouvant mesurer de 15 à 20 centimètres, il a un siphon qui peut aller jusqu’à un mètre et est considéré comme l’un des plus gros bivalves au monde. En fait, il s’agit du plus gros bivalve fouisseur au monde avec un poids qui varie entre 0,5 et 1,5 kg à l’âge adulte. D’ailleurs, il n’est pas rare de trouver des individus qui ont un poids de 7,5 kg et qui a une longueur de 2 mètres.

Pour se nourrir, le panope, qui vit enfoui dans les sédiments marins, aspire le plancton par l’orifice inhalant de son long siphon et filtre la partie utile destinée à la consommation avant de rejeter les déchets par l’orifice exhalant. On le retrouve sur les côtes du Pacifique aux Etats-Unis et au Canada, essentiellement dans le Puget Sound, bras de mer de l’océan Pacifique situé aux États-Unis, dans l’État de Washington ; en Colombie-Britannique et au sud de l’Alaska.

Pour se reproduire, les panopes rejettent leurs gamètes dans l’eau de mer, ce mollusque bivalve marin ayant une fécondation externe. Le nombre d’ovules émis par une femelle durant une centaine d’années de vie est estimé à environ cinq milliards.

Classification

Règne : Animalia

Embranchement : Mollusca

Classe : Bivalvia

Ordre : Myoida

Super-famille : Myoidea

Famille : Myidae

Genre : Panopea

Nom binominal : Panopea abrupta (Conrad, 1849)

La longévité du Panopea abrupta :

La longévité de ce mollusque bivalve marin est due, en partie, au fait qu’il ait peu de prédateurs. Si les étoiles de mer peuvent se nourrir de la partie de son siphon qui dépasse du sédiment, les loutres de mer et les roussettes sont connues en Alaska pour leur capacité de déterrer le Panopea abrupta. Mais les scientifiques estiment également que sa faible activité contribue à sa longévité. En effet, s’il a une espérance de vie qui tourne aux alentours de 150 ans, le plus vieux spécimen qui ait été découvert avait 160 ans.

Le Sphénodon :

Également connu sous les noms de tuatara, hattéria ou hattérie, il s’agit d’un reptile ayant un troisième œil qui est l’unique genre de rhynchocephales de la famille des Sphenodontidae. Même s’il a l’aspect d’un Iguanidae, il n’en est pas un. Cet animal panchronique a deux espèces dont Sphenodon punctatus et Sphenodon guntheri. Son cerveau et son mode de locomotion présentent des états de caractères ancestraux d’amphibiens et l’organisation du cœur est plus simple que chez les autres reptiles.

A part le fait que le Sphenodon guntheri soit plus petit, avec un poids pouvant dépasser les 660 g, on peut distinguer les deux espèces grâce à leurs couleurs. Ainsi le Sphenodon guntheri se fond facilement dans son environnement avec sa couleur brun vert alors que le Sphenodon punctatus possède une palette de couleurs plus riche incluant, entre autres, le vert olive, le rouge brique, le gris ou encore le rose sombre. Mais ces couleurs sont susceptibles de changement au cours de l’existence du sphénodon car les adultes muent au moins une fois par an et les juvéniles de trois à quatre fois. D’ailleurs, un sphénodon continue de grandir jusqu’à l’âge de cinquante ans.

Le sphénodon présente un dimorphisme sexuel. En effet, le mâle est plus grand que la femelle et ce premier peut présenter un poids qui dépasse un kilogramme alors que les femelles peuvent avoir un poids au-delà de 500 g.

Chez les individus de l’espèce Sphenodon punctatus, la longueur moyenne d’un mâle adulte est de 61 centimètres tandis qu’elle est de 45 centimètres chez les femelles. Toutefois, une longueur record a été citée par le zoo de San Diego qui avance la mesure de 80 centimètres, de la tête à la queue.

Pour en revenir au dimorphisme sexuel, le mâle a un abdomen plus étroit par rapport à la femelle. De plus la crête épineuse, faite de replis triangulaires de peau, qui est sur le dos du sphénodon est plus prononcée chez le mâle. Il est à noter que cette crête ne pique pas.

Endémiques de la Nouvelle-Zélande où le climat est tempéré et océanique, on retrouve les deux espèces sur les îles et îlots au nord et au sud de l’Île du Nord où elles ne vivent plus en liberté. Toutefois, depuis quelques années, des tentatives d’introduction sur d’autres îles ont été réussies.

Nocturne à l’âge adulte, même s’il s’expose souvent au soleil pour se réchauffer, le sphénodon se nourrit de coléoptères, de sauterelles et d’araignées. Il peut également s’alimenter de grenouilles, de lézards, d’œufs ou d’oisillons, devenant même cannibale à l’occasion. C’est ainsi que, pour les éviter, les petits sont diurnes, au contraire des adultes.

Au milieu de l’été austral se déroulent les accouplements des sphénodons, après une parade nuptiale. Lors d’un accouplement, le transfert de sperme se fait de cloaque à cloaque car le mâle n’a pas de pénis. Pour ce faire, il soulève la queue de sa partenaire et place son cloaque contre le sien.

Un sphénodon a besoin de 7 à 13 ans pour être mâture sexuellement et de plus, les femelles s’accouplent et pondent environ tous les quatre ans, ce qui représente le cycle de reproduction le plus lent chez les reptiles. En effet, après l’accouplement, une femelle met entre un et trois ans avant de produire des œufs fécondables. Par la suite, plus de sept mois sont nécessaires à la formation de la coquille qui est molle et parcheminée. La femelle peut pondre en moyenne six à neuf œufs lors de la ponte, les valeurs extrêmes allant de un à dix-huit et les œufs sont longs de 22 à 27 mm et larges de 16 à 18 mm. Dans la nature, l’incubation des œufs du sphénodon s’étale sur une durée de 12 à 14 mois tandis qu’elle dure 6 mois en incubateur. Ce lent cycle induit alors, chez les sphénodons, un taux de reproduction très faible.

Avec la génétique, la température d’incubation des œufs détermine le sexe des petits qui vont en sortir. Généralement, quand un œuf est plus chauffé, il a tendance à produire un mâle et réciproquement. A 21 °C, il a autant de chance de produire un mâle qu’une femelle ; à 22 °C, il a 80 % de chances de produire un mâle ; à 20 °C, il a 80 % de chances de produire une femelle.

Le sphénodon, qui est un animal menacé et qui a un cycle de reproduction lent et un taux de reproduction faible, bénéficie d’un programme de protection et de réintroduction en milieu naturel.

Classification selon ReptileDB

Règne : Animalia

Embranchement : Chordata

Sous-embranchement : Vertebrata

Classe : Reptilia

Sous-classe : Lepidosauria

Ordre : Rhynchocephalia

Famille : Sphenodontidae

Genre : Sphenodon (Gray, 1831)

Synonymes : Sphaenodon (Gray, 1831)

Une publication scientifique a fait état du record de longévité en captivité en citant un individu de 77 ans. De son côté, le New Zealand Herpetological Society a évoqué un individu de 90 ans alors que la BBC a publié un article qui signale un sphénodon mâle de 111 ans ainsi qu’une femelle de 80 ans.

Le Lamellibrachia luymesi :

Genre de ver tubicole lié au ver tubicole géant, Riftia pachyptila, le Lamellibrachia vit sur les suintements froids, ces derniers étant des lieux sous-marins d’émanation permanente de sulfure d’hydrogène, de méthane et d’autres hydrocarbures. Ces suintements se produisent au niveau du plancher océanique mais aussi parfois sur les flancs d’un mont sous-marin.

En créant de grandes agrégations de centaines de milliers d’individus, dont la plupart se trouvent dans ces suintements, ces vers tubicoles forment un habitat biologique où plus d’une centaine d’espèces différentes d’animaux vivent.

On retrouve la plupart des espèces de vers vestimentifères dans les eaux profondes, sous la zone photique. Toutefois, une espèce du Lamellibrachia détient le record de faible profondeur chez les vers vestimentifères. En effet, le Lamellibrachia Satsuma a été découvert à une profondeur de 82 m dans la baie de Kagoshima.

De son côté, le Lamellibrachia luymesi, une des espèces du Lamellibrachia, se retrouve dans le nord du golfe du Mexique, de 500 à 800 m de profondeur. Le Lamellibrachia luymesi est un fournisseur de sulfure d’hydrogène et d’oxygène pour les bactéries, en prenant ces premiers à l’environnement avant de les lier à une molécule d’hémoglobine spécialisée. La racine du Lamellibrachia, une extension postérieure de son corps, lui permet de puiser le sulfure d’hydrogène dans les sédiments. Il peut également participer à l’alimentation de la production de sulfure. Pour ce faire, sa racine rejette des sulfates dans les sédiments.

Classification:

Règne : Animalia

Sous-règne : Eumetazoa

Super-embranchement : Protostomia

Embranchement : Annelida

Classe : Polychaeta

Sous-classe : Palpata

Ordre : Canalipalpata

Sous-ordre : Sabellida

Famille : Siboglinidae

Genre : Lamellibrachia (Webb, 1914)

Liste des espèces :

  • Lamellibrachia barhami (Webb, 1969)
  • Lamellibrachia columna
  • Lamellibrachia juni
  • Lamellibrachia luymesi (van der Land and Norrevang, 1975)
  • Lamellibrachia satsuma (Miura, Tsukahara & Hashimoto)
  • Lamellibrachia victori (Mane-Garzon & Montero, 1985)

Grandissant très lentement, le Lamellibrachia peut avoir une longueur allant jusqu’à plus de trois mètres. Il détient également le record de longévité chez les invertébrés puisque des individus sont âgés de plus de 200 ans. Si le Lammellibrachia luymesi était connu pour vivre 170 ans, de nombreux scientifiques estiment que des individus ont pu vivre au-delà de 250 ans.

Le Strongylocentrotus franciscanus :

D’une couleur variant du rouge au bourgogne foncé, il est également appelé oursin rouge géant car son test (la coquille dure) peut avoir un diamètre allant au-delà de 18 cm de diamètre et ses épines peuvent atteindre une longueur de 8 cm. Il s’agit de l’une des plus grosses espèces d’oursins au monde. En guise d’alimentation, il broute les algues qui sont fixées ou partant à la dérive (varech). Il gratte les végétaux qui recouvrent le fond de la mer avant de les déchiqueter, tout ceci à l’aide de sa bouche qui comporte de mâchoires spéciales avec cinq dents, ces dernières étant placées sous sa face inférieure.

En Colombie-Britannique, le strongylocentrotus franciscanus vit dans les eaux peu profondes, préférant les fonds rocheux, de la zone infralittorale jusqu’à environ 90 mètres de profondeur, tout en évitant les zones où les vagues sont violentes. Se regroupant souvent en colonie arrivant à entièrement dénuder les rochers, c’est une espèce endémique de l’océan Pacifique, que l’on retrouve principalement le long de la côte ouest de l’Amérique du Nord.

Pour ceux qui se demandent comment ils arrivent à se reproduire avec leurs épines, il faut savoir que la fécondation se fait de façon externe chez les oursins et évidemment elle se fait dans l’eau. Dans le sud de la Colombie-Britannique, la période du frai, c’est-à-dire la reproduction, est entre juin et septembre dans les eaux locales et il est apparemment annuel. A cette période, les œufs et le sperme sont libérés dans l’eau. Une fois fécondés, les œufs, qui ont la forme de larves planctoniques, migrent au fond. Et c’est là que les larves deviennent de minuscules oursins juvéniles.

Les oursins ont pour prédateurs certaines espèces d’étoiles de mer et de crabe. Mais quand ils atteignent une grande taille, ils sont moins exposés à des problèmes de prédation. Néanmoins, même arrivés à ce stade, ils sont les victimes de l’appétit féroce de la loutre de mer.

Encore très vulnérables, les jeunes individus ne peuvent survivre qu’en se cachant des prédateurs, la plupart trouvant refuge sous les épines des individus adultes qui ont des tests au diamètre d’au moins 9,5 cm. A environ 4 cm, les jeunes arrêtent de se cacher puisqu’ils peuvent enfin se déplacer librement sur le fond rocheux pour trouver de quoi s’alimenter. On dit d’un individu qu’il est adulte quand sont test a atteint un diamètre d’environ 7 cm. En cinq à dix ans, un oursin rouge géant aboutit à une taille de prise légale de 10 cm.

Les oursins rouges géants peuvent vivre jusqu’à trente ou plus. Toutefois, certains spécimens sont âgés de plus de 200 ans.

Balaena mysticetus :

On la trouve uniquement dans l’hémisphère Nord et très rarement dans l’Océan Atlantique.

On l’appelle aussi la baleine boréale ou la baleine du Groenland et il s’agit de l’unique espèce du genre Balaena. Depuis 1611, l’Homme a commencé à la chasser à Spitzberg et jusqu’à aujourd’hui, elle est encore en danger d’extinction et ce, même si elle est protégée depuis 1937 par la Commission Baleinière Internationale. C’est ainsi qu’en 2008, on estime que la population de baleine boréale, qui est subdivisée en quatre populations différentes, est à 8 000 – 9 000 individus.

  • Taille :

A la naissance : 3,5 m et plus

Mâle : 12 – 18 m

Femelle : 14 – 20 m

  • Régime alimentaire : Euphosiacés, copépodes, mollusque dérivants et méduses
  • Habitat : près de la banquise
  • Aire de répartition : eaux froides arctiques et subarctiques

Les quatre populations différentes du Balaena mysticetus sont :

La population de l’Atlantique Nord : Océan Atlantique – Est du Groenland dont l’île de Spitzberg au Nord de la Norvège. Cette population fait face à un danger critique d’extinction, ou serait même peut être entièrement décimée, étant donné l’exportation intensive et plus longue à laquelle elle a été soumise de la part de la Norvège. D’ailleurs, celle-ci n’a pas encore cessé car le Japon manifeste son souhait de reprendre la chasse.

La population de l’ouest du Groenland : Océan Atlantique – Détroit de Davis – Baie de Baffin – Bassin de Foxe et Nord de la baie d’Hudson. Cette population se rétablit d’une façon lente.

La population du Pacifique du Nord et la population de l’extrême Nord du Pacifique : apparemment elles se rétablissent bien dans les mers de Béring, de Tchoukotka et de Beaufort. Ceci est sûrement dû au soutien de la sauvegarde du Balaena mysticetus apporté par les pays côtiers comme les Etats-Unis.

Classification :

Règne : Animalia

Embranchement : Chordata

Sous-embranchement : Vertebrata

Classe : Mammalia

Sous-classe : Theria

Infra-classe : Eutheria

Ordre : Cetacea

Sous-ordre : Mysticeti

Famille : Balaenidae

Genre : Balaena (Linnaeus, 1758)

Nom binominal : Balaena mysticetus (Linnaeus, 1758)

La longévité de la baleine boréale peut être supérieure à 100 ans. En effet, en 2007, un spécimen qui a été l’objet d’une chasse en Alaska avait dans sa graisse un projectile breveté en 1879. Les datations l’ont alors estimé âgé entre 115 et 130 ans.

La Carpe Koï :

A la vue de ces poissons bien en chair, on peut en avoir l’eau à la bouche et avoir envie d’en consommer. Mais ses différentes couleurs, lesquelles lui confèrent de très jolies allures et font de lui un poisson ornemental, suscitent également l’intérêt des collectionneurs. Beaucoup pensent que la carpe koï est un poisson originaire du Japon et pourtant elle n’y a été introduite que pendant les invasions chinoises. Initialement, la carpe koï est élevée en Chine où sont apparus, vers 500 avant Jésus-Christ les premiers écrits qui le concernent. De plus, c’est en Chine que les premières techniques d’élevage de la carpe koï ont été inventées. A l’époque, l’objectif principal de son élevage étant la consommation, ses variations chromatiques se limitaient au rouge et au gris. Dans la culture japonaise, où elle est aussi élevée depuis son introduction, la carpe koï symbolise l’amour et la virilité.

Le nom Koï est issu de la contraction du mot « nishikigoi » dont la plus ancienne forme, du nom de magoi, était de couleur noir et se retrouvait dans la mer Noire, la mer Caspienne et les mers d’Aral et d’Azov.

De nos jours, la carpe koï qui est issue de croisements entre les individus de l’espèce Cyprinus carpio, la Carpe commune, vit dans les rizières et dans les piscines de roche artificiels ainsi que les étangs décoratifs aménagés à cet effet. La carpe koï est défini comme de la sous-espèce Cyprinus carpio carpio et est riche de plusieurs couleurs : rouge, blanc, jaune, noire, …

Si vous avez l’intention d’élever ces poissons, il faut savoir qu’il n’est pas possible de les garder en aquarium chez vous car une carpe koï adulte nécessite un mètre cube d’eau. Il vous faut alors aménager des bassins ou des étangs. De plus, il s’agit de poissons qui aiment vivre en groupe, restant souvent regroupés en bancs et effectuant ensemble des allers et retours entre les lieux de repos et d’alimentation. Pour leur confort, il faut penser à implanter le site d’accueil d’une manière à ce qu’il ait un fond sablonneux ou vaseux puisque les carpes koïs y trouvent leur nourriture grâce à leurs deux paires de barbillons. L’essentiel du régime de ces poissons est végétarien, ce qui rend possible la cohabitation avec d’autres espèces. Mais s’ils arrivent à se nourrir dans les fonds, supplémenter leur alimentation avec des granulés flottants, des flocons ou autres n’est pas un superflu quand ils sont maintenus dans un bassin aménagé.

L’appétit de la carpe koï varie selon la température de l’eau. Plus celle-ci est élevée, plus elle mange beaucoup. Et quand elle descend en dessous des 6 °C, elle ne s’alimente plus pour entrer dans une phase de semi-hibernation, se cachant au fond du bassin et s’enfonçant presque dans la vase pour se protéger du froid. Cette phase de semi-hibernation peut alors durer tout l’hiver.

Voici les différentes variétés qui représentent la carpe koï, tirées de « La grande encyclopédie des fascinants koï » :

  • Une variété blanche à taches rouges qu’on appelle Kohaku ;
  • Une variété tricolore à fond blanc et taches rouges et noires qu’on appelle Taisho-Sanke ;
  • Une variété tricolore à fond noir et taches blanches et rouges qu’on appelle Showa-Sanshoku ;
  • Une variété bicolore avec des traces noires sur un fond d’une autre couleur qu’on appelle Bekko ;
  • Une variété bicolore à fond noir qu’on appelle Utsurimono ;
  • Une variété gris bleuté et blanche avec des taches rouges qu’on appelle Asagi-Shusui, dont Asagi, une variété qui présente des reflets métalliques, et Shusui, une variété qui n’en présente pas ;
  • Une variété avec écailles présentant une bordure bleue qu’on appelle Koromo ;
  • Une variété unicolore métallique qu’on appelle Hikarimono, dont Ogon, une variété de couleur platine ;
  • Une variété tricolore métallique qu’on appelle Hikari-Utsurimono ;
  • Une variété multicolore métallique qu’on appelle Hikari-Moyomono ;
  • Une variété regroupant tous les poissons sans reflets métalliques qui n’appartiennent à aucune autre variété et qu’on appelle Kawarimono, dont Karasugoi et Matsubagoi ;
  • Une variété présentant des écailles très brillantes et argentées qu’on appelle Kinginrin ;
  • Une variété avec une tache rouge sur la tête qu’on appelle Tancho.

Certaines variétés de carpe koï peuvent vivre au-delà de 200 ans et la carpe koï la plus ancienne qui soit connue est Hanako, un individu qui était âgée de 226 ans à sa mort, le 7 juillet 1977.

Les Tortues géantes des Galapagos :

Considérées par certains comme des sous-espèces d’une espèce unique « Chelonoidis nigra », les Tortues géantes des Galapagos, endémiques de neuf îles de l’archipel, constituent un complexe de dix espèces.

Les scientifiques ont défini dix espèces qui étaient auparavant classées dans le genre Geochelone avant d’être classées dans Chelonoidis. Selon le Tortoise and Freshwater Turtle Specialist Group (27 juin 2011), elles sont :

  • Chelonoidis abingdonii (Günther, 1877) : Tortue de Pinta dont il ne reste plus qu’un seul représentant (Lonesome George) ;
  • Chelonoidis becki (Rothschild 1901) : Tortue du nord d’Isabela ;
  • Chelonoidis chathamensis (Van Denburgh, 1907) : Tortue de San Cristóbal ;
  • Chelonoidis darwini (Van Denburgh, 1907) : Tortue de Santiago ;
  • Chelonoidis duncanensis (Garman, 1996) : Tortue de Pinzón ;
  • Chelonoidis hoodensis (Van Denburgh, 1907) : Tortue de Española ;
  • Chelonoidis nigra (Quoy & Gaimard, 1824) : Tortue de Floreana qui est une espèce déjà éteinte ;
  • Chelonoidis phantastica (Van Denburgh, 1907) : Tortue de Fernandina qui est une espèce déjà éteinte ;
  • Chelonoidis porteri (Rothschild, 1903) : Tortue de Santa Cruz ;
  • Chelonoidis vicina (Günther, 1875) : Tortue du sud d’Isabela.

Quand elle a une quinzaine d’années, le sexe de la tortue peut enfin être déterminé. Toutefois, elle n’atteint la maturité sexuelle qu’à l’âge de 20 à 25 ans. Cette maturité ne stoppe pas sa croissance puisqu’elle continue de se développer pendant environ 40 ans après son éclosion et ce jusqu’à ce que sa taille maximale soit atteint. Cette dernière varie selon les espèces et le sexe et peut aller de 1,5 à 2,2 mètres de long.

Il existe un dimorphisme sexuel chez les tortues géantes de Galapagos. Ainsi, les mâles, plus grands que les femelles (un poids d’environ 50 kg pour les femelles et pouvant aller jusqu’à 250 kg pour les mâles), ont une carapace ventrale de forme concave. De plus, la queue des mâles est plus longue par rapport à celle des femelles. En outre, la crête dorsale, laquelle est formée de fortes épines, surtout derrière la tête, est plus importante chez les mâles comparée à celle des femelles tandis que les pores qui sont disposés en ligne sur la face inférieure des fémurs des mâles sont plus gros.

Le grand public connait généralement toutes les tortues comme étant lentes. La vitesse moyenne de déplacement des tortues géantes de Galapagos est estimée à 300m/h. Toutefois, elles pourraient bien surprendre plus d’un avec une vitesse plus importante en cas de besoin, par exemple pour atteindre un point d’eau ou lors de la ponte. Ainsi, des déplacements de plus de 12 km en deux ou trois jours ont déjà été observés.

Animaux à sang froid, elles se ressourcent en énergie que leurs carapaces absorbent en se dorant au soleil durant deux heures après l’aube. Pendant une journée, les tortues géantes de Galapagos sont actives durant huit à neuf heures. Lors de cette période d’activité journalière, cette tortue, laquelle est herbivore et frugivore, se nourrit de végétaux et de fruits. Son bec tranchant est d’une grande utilité lors de ses repas, étant donné qu’elle ne possède pas de dents. Son régime est essentiellement composé d’herbe fraîche ; néanmoins, elle peut se nourrir, entre autres, de fruits de Hippomane mancinella qui sont très toxiques pour l’Homme, de fruits de Psidium galapageium, une goyave endémique, d’une fougère d’eau appelée Azolla microphylla, des lichens, de Tillandsia insularis, …

Grâce à la rosée et la sève de sa nourriture, la tortue géante de Galapagos est capable de ne pas boire durant de longues périodes. D’ailleurs, elle peut décomposer sa graisse pour produire de l’eau. Toutefois, cela n’empêche pas le fait qu’elle affectionne boire et quand l’occasion se présente à elle, elle boit beaucoup.

En ce qui concerne la reproduction, on distingue des crêtes saisonnières situées habituellement entre janvier et août même si cette première n’est pas cantonnée à une période précise. Entre juin et décembre, après l’accouplement, les femelles effectuent une migration dans les secteurs secs et sablonneux, qui sont le plus souvent près des côtes, dans le but de pondre. Sur place, la femelle creuse avec ses pattes arrières un trou d’une trentaine de centimètres, ce qui peut demander plusieurs jours de travail. Ce trou va alors servir de nid où elle dépose ses œufs qui sont de la taille d’une balle de tennis et ont une coquille dure, le nombre de ceux-ci allant de deux à seize œufs selon l’espèce. A l’instar de nombreuses autres espèces de reptile, la température d’incubation joue un grand rôle dans la détermination du sexe de l’embryon. Ainsi, les mâles sont produits par les basses températures tandis que les femelles le sont par les hautes. Du nid qui aura été cimenté par leur mère avec une boue de terre et d’urine, sortiront les petits après 120 à 240 jours, entre décembre et avril. Il faut savoir que la sortie ne se fait pas tout de suite après l’éclosion, les petits pouvant mettre plus d’un mois pour le faire. A leur sortie, les jeunes ont un poids estimé entre 80 g et 150 g et mesurent environ 60 mm contre 70 cm à l’âge de 18 mois ainsi que 1,15 m pour 2 kg à l’âge de trois ans.

On considère que les tortues sont les vertébrés ayant la plus longue vie sur notre planète. Celles qui dépassent les cent ans sont en majorité des tortues géantes des Seychelles ou des Galapagos. Les tortues géantes des Galapagos, dont les seuls prédateurs autochtones sont les faucons des Galapagos, ont une espérance de vie moyenne de 150 à 200 ans.

Parmi les tortues les plus connues, on peut citer Adawaita, une tortue géante de Seychelles qui serait morte à un âge supérieur à 250 ans en mars 2006.

A la mort de cette première, Harriet, une tortue géante des Galapagos, était le plus vieil animal vivant recensé du monde. Toutefois, elle ne détient pas le record de longévité des tortues. Harriet vivait au zoo de Queensland, en Australie, qui était détenu par le défunt Steve Irwin, très connu pour avoir été un animateur de télévision australien et pour son rôle de chasseur de crocodiles dans son émission « The Crocodile Hunter ». On considérait que Harriet pouvait très bien être le représentant vivant du dernier voyage de Darwin sur le HMS Beagle et qu’il aurait pu la connaitre. Sa date de naissance n’était pas connue mais son âge approximatif a été prouvé par des tests ADN et cette première est estimée vers 1830. Ainsi, le 15 novembre 2005, son 175ème anniversaire a été fêté. Quelques mois plus tard, le 23 juin 2006, Harriet à succombé à la suite d’une crise cardiaque.

De son côté, Lonesome George, découvert en 1971 et placé en zoo, est la dernière tortue de l’espèce de l’île de Pinta. Les tentatives des chercheurs de le faire se reproduire avec l’une des sept autres espèces de tortues géantes de l’archipel se sont soldés par des échecs.

Pour revenir aux tortues géantes de Galapagos, un de ses plus vieux pensionnaires a été honoré par le zoo du Caire. Il était âgé selon leurs estimations de 260 ans le 21 août 2002.

L’Arctica islandica :

Espèce de palourde exploitée pour de fins commerciales, en France son nom vernaculaire est cyprine et au Canada on l’appelle quahog nordique. Il s’agit d’une espèce de mollusque bivalve marin qui vit dans l’océan Atlantique nord.

Classification

Règne : Animalia

Embranchement : Mollusca

Classe : Bivalvia

Ordre : Veneroida

Super-famille : Arcticoidea

Famille : Arcticidae (Newton, 1891)

Genre : Arctica (Schumacher, 1817)

Nom binominal : Arctica islandica (Linnaeus, 1767)

Après les collectes sur les côtes islandaises d’espèces distinctes d’Arctica islandica, en 2006 et 2007, leurs âges ont pu être déterminés à plus de 400 ans, ce qui est plus vieux que la longévité de certaines espèces comme la Baleine boréale ou la Tortue géante de Galapagos.

Grâce à la technique de la sclérocrhonologie, des chercheurs de l’université de Bangor, dans le Pays de Galles, ont déterminé l’âge d’un quahog nordique entre 405 et 410 ans. Celui-ci a été retrouvé sur les côtes de l’Islande. La sclérochronologie permet d’estimer l’âge d’un coquillage grâce au décompte du nombre de stries de croissance sur sa coquille. En ce qui concerne ce quahog nordique, il avait 405 lignes qui avaient une largeur de 0,1 millimètre, correspondant à un âge d’environ 405 ans.

En hommage à la dynastie Ming qui a régné à l’époque de la naissance du coquillage, il a été surnommé « Ming ».

Les éponges :

Il existe trois classes d’éponges :

  • les Demospongiae aussi connus du nom de « démosponges » ;
  • les Hexactinellida que l’on nomme aussi hexactinellides ;
  • ainsi que les Calcarea qui sont des éponges calcaires.

Longtemps considérés comme des végétaux, les éponges, dont la répartition géographique est très importante, constituent l’embranchement des Porifera. Cet embranchement basal des métazoaires est un embranchement paraphylétique qui a colonisé les eaux marines, douces et saumâtres, allant des faibles profondeurs jusqu’à plus de 5 000 mètres de fond, sous tous les climats. C’est ainsi que les éponges ont une importante action dans le cadre de la filtration de l’eau.

Etant définitivement fixées sur le substrat, les éponges sont définies comme des métazoaires sessiles. Elles ont des pores inhalants et exhalants qui se connectent à une chambre, cette dernière contenant des choanocytes, des cellules flagellées et hétérotrophes qui caractérisent les éponges.

Ne possédant pas de système nerveux, les éponges ont un corps qui est une masse non vivante, celle-ci étant comprise entre deux couches de feuillet cellulaire lesquels sont l’ectoderme, à l’extérieur, et l’endoderme, à l’intérieur.

Une expérience de Wilson, Galstoff et Fauré-Frémiet a démontré que les éponges n’ont aucun mal à se régénérer même après avoir été écrasées, râpées et tamisées dans le but de dissocier entièrement leurs cellules. En effet, les cellules se réassocient de façon spontanée, formant ainsi de nouveaux individus. Grâce à cette découverte, il a été possible de multiplier les éponges de toilette en procédant au bouturage. Différent de la méthode utilisée pour les végétaux, le bouturage des éponges consiste à couper en morceaux, en 4 ou en 8, les individus de bonne taille et de bonne qualité avant de les tailler en forme sphérique. Les morceaux ainsi obtenus reprennent leur croissance pour redonner des individus entiers.

Malgré une telle capacité, les éponges ne sont pas pour autant exemptes de faiblesses. C’est ainsi qu’elles ne supportent pas les variations de salinité. Mais d’un autre côté, les éponges supportent une déshydratation importante en étant hors de l’eau durant plusieurs années. Une fois qu’elles retournent dans leur biotope naturel, elles recommencent à revivre.

Classification :

Règne : Animalia

Sous-règne : Parazoa

Embranchement : Porifera (Grant in Todd, 1836)

Des études récentes ont démontré que les éponges pouvaient atteindre des âges spectaculaires, surtout celles qui vivent dans les océans froids et dont la croissance est très lente. Ainsi, l’âge des Cinachyra antarctica (Démosponges) de grandes tailles a été estimé à environ 1 550 ans, entre 1 050 et 2 300 ans. Quant aux plus grandes des Scolymastra joubini, Hexactinellides de la famille des Rossellidaee, leur âge minimum, donné par la modélisation est à 13 000 ans et l’âge au-delà duquel la zone de vie des spécimens étudiés était exondée est de 15 000 ans.

Le Turritopsis nutricula :

Méduse de la famille des hydrozoaires, le Turritopsis nutricula a été découverte par des chercheurs en biologie de l’université de Lecce et dont les immatures ont 8 tentacules et les adultes entre 80 et 90. Cette méduse originaire de la mer des Caraïbes ne mesure que 4 ou 5 mm et pourtant elle a une aptitude que l’on ne peut pas négliger.

En effet, selon les recherches scientifiques, le Turritopsis nutricula possèderait une immortalité biologique. Dans un premier temps, cette immortalité biologique a été décrite sur les cellules cancéreuses aux mécanismes d’apoptose bloqués, ce qui fait que les cellules en question ne vieillisse pas. En ce qui concerne la méduse à proprement parler, elle vieillit avant de rajeunir, étant capable d’inverser son processus de vieillissement après que sa maturité sexuelle ait été atteinte. Théoriquement, cette faculté du Turritopsis nutricula à être « éternel » se renouvelle indéfiniment grâce au processus de transdifférenciation et il est, jusqu’à présent, le seul organisme complexe vivant que l’on connaisse pour être apte à inverser son processus de vieillissement.

A part le réchauffement du climat et l’activité humaine (surpêche des principaux prédateurs des méduses ou encore les navires et sous-marins qui les ramènent involontairement dans les ports, …) qui favorisent la multiplication de plusieurs espèces de méduse, son immortalité biologique encouragerait la prolifération de Turritopsis nutricula dont l’aire de répartition, à travers toutes les eaux du globe, s’étend de plus en plus chaque année, théorie qu’infirme V. Battaglia.

Cela dit, Turritopsis nutricula connait également des problèmes de santé et de prédation mais aussi des accidents, ce qui ne fait pas de lui une espèce indestructible et immortelle au sens strict du terme. D’ailleurs, l’on ignore encore si l’espèce décide d’elle-même d’inverser son processus de vieillissement ou si c’est un environnement spécifique qui déclenche ce processus.

Classification :

Règne : Animalia

Embranchement : Cnidaria

Classe : Hydrozoa

Ordre : Hydroida

Famille : Oceaniidae

Genre : Turritopsis

Nom binominal : Turritopsis nutricula (McCrady, 1857)

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